27 septembre 2006

réunion familiale

Le WE dernier, direction Angers pour un WE de retrouvailles en famille...je devrais dire en tribu ! l'occasion était l'anniversaire de mariage d'une des soeurs de maman. Certains adorent, d'autres ne supportent pas... Il y a aussi ceux qui n'aiment pas ou supportent difficilement...car tout le monde ne s’entend pas avec tout le monde. Il y a la belle-mère, qui critique toujours tout, ou pire, n’en "pense pas moins" ; le petit dernier de la famille, qui arrive les mains dans les poches avec sa dernière conquête ; ceux avec lesquels on a eu des différends, voire des mots ; ceux dont la vie ne vous passionne pas plus que celle de vos voisins (et encore), ceux qui vont vous "sâouler" avec leurs vacances en Martinique…faut-il inviter la jeune fiancée de votre cousin qui vient de plaquer sa femme, et le troisième mari de tante Jacqueline ? Enfin, comment éviter les sempiternelles conversations sur les actualités de l’année : les sans-papiers, la guerre au Liban, la salmonellose (au vacherin) et la politique (entre les plats) ?

Mais il y a ceux qui aiment (et j'en fais partie car au jour d'aujourd'hui je m'y sens bien) car ces réunions permettent de maintenir les liens, de se retrouver en "clan". A une condition : pour adorer ainsi ces réunions, il faut se sentir bien à sa place dans sa famille… Même si elle est recomposée, hétéroclite, incomplète ou farfelue ! et il faut aussi être capable de faire taire les rancoeurs, frustrations et insatisfactions anciennes ou plus récentes pour ne prendre, et n’offrir, que le meilleur de la relation ! C’est aussi en quelque sorte "remonter dans son arbre généalogique", retrouver ses racines, se sentir non seulement un individu, mais une partie d’une famille, d’un puzzle… c’est très rassurant, qu’on soit dans sa vieille famille à soi ou qu’on ait investi la belle-famille. P.S : toute ressemblance avec des personnages ou des situations existantes est absolument fortuite ;-)

19 septembre 2006

chirurgie esthétique pour Vierge lépreuse

L'an dernier, m'a été retournée une icône écrite il y a au moins 2 ans. Elle se trouve à la Réunion...je ne sais si c'est le climat de l'île ou un manque de vernis initial, bref, elle était vraiment abimée, comme "lépreuse", surtout aux visages et aux mains. J'ai fait taire une petite réticence et me suis munie d'un scalpel : opération chirurgicale afin de gratter toutes les parties abimées !

Ensuite, restaurer en reprenant à la base et en veillant à bien fondre la restauration à la peinture ancienne. Et voilà le travail ! il manque le vernis final, mais pour cela il me faut attendre plusieurs semaines afin que la peinture soit bien sèche.

...un petit avant-goût du travail de restauration que j'aimerais peaufiner un jour...pourquoi pas grâce à des études à l'école de Condé (on peut toujours rêver, non ?)

10 septembre 2006

café tricot

J'y suis allée pour la première fois samedi dernier...sympathique ! nous étions une quinzaine... C'est le samedi matin, de 9h30 à 12h, à la librairie franco-américaine Brentano's. Pour vous tenir au courant, ici le blog !

Je tricote en ce moment un pull d'après le modèle "Native" de Kim Hargreaves, avec de la laine Phildar "frénésie" (tout un programme)

Et je suis sur le point de terminer le poncho en jacquard de la petite demoiselle.

28 août 2006

Etapes de l'écriture d'une icône (fin)

9ème étape : fin de l'éclaircissement des vêtements. 10ème étape : éclaircissements des visages, des ailes de l'ange, des bâtiments 11ème étape : finitions : bord, auréoles, inscriptions, ligne du cadre

19 août 2006

Etapes de l'écriture d'une icône (2ème partie)

5ème étape : pose des premières couleurs. A l'opposé de la peinture "classique" (à l'huile, aquarelle, acrylique), on commence par les couleurs les plus sombres et on éclaire au fur et à mesure. 6ème étape : premiers éclaircissements des vêtements. Ici, en l'occurence, les vêtements de l'ange Gabriel. Je délimite auparavant les plis des vêtements et les grandes lignes, afin de savoir où je vais éclaircir. 7ème étape : deuxième éclaircissement du vêtement. Je rétrécis la surface à peindre et je choisis une nuance plus claire.

8ème étape : dernier éclaircissement du vêtement. Teinte proche du blanc et seulement de petits traits. Je ne sais si c'est très évident sur les photos...concentrez-vous sur la tunique vert foncé de l'ange pour repérer les différentes étapes.

17 août 2006

icône...

...terminée aujourd'hui. Il s'agit d'un détail de la Vierge Hodiguitria ("qui montre le Chemin") du milieu du XIIIème siècle, du monastère grec de Chilandar (mont Athos).

10 août 2006

amandail et autres drômoiseries

Dans le verger, derrière la maison, nous avons plusieurs amandiers. Bien qu'ils n'aient porté que peu d'amandes cette année (à cause de la sécheresse ?), je ne pouvais pas ne pas faire cette recette d'un petit amuse-gueule (le grand bonhomme appelle ça un "chatouille-gorge") dans la lignée de la tapenade ou de l'anchoïade. Je ne connais pas son origine et je me demande même s'il n'a pas été créé par maman...toujours est-il que nous l'appelons "l'amandail". Recette : 7 amandes fraîches par personne 1 gousse d'ail par personne huile d'olive sel et poivre Après avoir retiré la coque verte, détacher avec les doigts la peau des amandes. Peler les gousses d'ail et mixer le tout avec un peu d'huile d'olive afin d'obtenir une pâte grossière. Rectifier l'assaisonnement en fonction de votre goût (sel/poivre)...c'est tout ! Bien sûr, il faut aimer l'ail. C'est fort en bouche, mais délicieux sur de petites tartines de pain de campagne. Aujourd'hui, nous avons choisi de l'accompagner en apéritif avec des mini sablés aux olives de Nyons. Allez, un peu de pub pour cette biscuiterie artisanale située sur la place du marché de Cléon d'Andran...et de bières du pays : la "mange-soif", bière blanche artisanale brassée en Drôme provençale et, ma préférée, la Bourganel aux myrtilles, bière ardéchoise (allez, ne soyons pas chauvins, l'Ardèche est tout à côté de la Drôme)

Pour finir ce billet gastronomique, une délicieuse entrée à base de poivrons.

Recette pour 4 personnes: 2 poivrons verts-2poivrons jaunes-2poivrons rouges 4 tomates 100 gr de feta un petit bouquet de basilic une petite poignée d'olives noires dénoyautées sel-poivre-huile d'olive-vinaigre balsamique Epépiner les poivrons, les déposer sur la plaque du four et les cuire sous le gril, côté peau, jusqu'à ce qu'elle se boursoufle. Laisser refroidir et peler. Mixer séparément chaque couleur de poivron avec une cuil. à soupe d'huile d'olive et un peu de vinaigre balsamique. Saler et poivrer. Monder, épépiner et couper les tomates en petits dés. Mélanger avec le basilic ciselé. Saler et poivrer. Remplir 4 verres en alternant 1 couche de tomates, 1 couche de feta émiettée, 1 couche de poivron jaune, 1 couche de poivron vert, 1 couche de poivron rouge. Terminer en parsemant à nouveau de feta et d'olives coupées en lamelles. Réserver au frais jusq'au moment de servir.

biscuiterie artisanale - place du marché - 26450 Cléon d'Andran - 04 75 90 15 73

brasserie Bourganel - 7 ave. Claude Expilly - 07600 Vals les Bains

brasserie artisanale du Sud- 69 ave. Frédéric Mistral - 26110 Nyons

03 août 2006

Etapes de l'écriture d'une icône (1ère partie)

Car on parle bien "d'écriture" et non de peinture dans notre jargon d'iconographe. J'ai réussi à trouver un peu de temps calme pour commencer l'écriture de l'icône commandée. Mais en attendant de vous la montrer, je vous propose d'observer en images les différentes étapes de l'écriture...différentes de la technique classique de peinture (huile, acrylique, aquarelle). Il s'agit d'une icône de l'Annonciation que j'ai écrite il y a un peu plus d'1 an, à partir d'un modèle d'Ohrid du XIVème siècle.

1ère étape : le dessin de l'icône est transféré sur une planche de bois préalablement enduite d'un mélange de colle de peau de lapin et de blanc de Meudon et polie délicatement afin d'obtenir une surface absolument lisse

2ème étape : le dessin est gravé légèrement à l'aide d'une pointe sèche afin de pouvoir repérer ultérieurement les principaux traits. Cette étape n'est pas obligatoire et aujourd'hui je ne la fais plus.

3ème étape : préparation avant la pose de l'or. Il faut pour cela appliquer une fine couche de gomme laque teintée de rouge sur les surfaces qui seront dorées ensuite. Cette couche assure le bon maintien de l'or et isole de la planche poreuse.

4ème étape : la dorure. Elle peut se faire à l'eau ou à la mixtion à dorer. Ici elle est réalisée à la mixtion. Sur la couche de gomme laque précédente, on dépose une fine couche de mixtion à dorer (mélange huileux qui servira à coller la feuille d'or). Après un temps d'attente de plusieurs heures, on applique la feuille d'or. Enfin à l'aide d'un scalpel, on gratte les petits débordements pour retrouver une surface nette et prête pour la peinture.

...la suite pour très bientôt !

01 août 2006

farniente

Je suis comme beaucoup, je ne fais pas grand chose en vacances. Après tout, elles sont faites pour ça ! je n'ai pas assez chaud, alors je tricote un poncho andin pour la petite demoiselle (mon premier jacquard), je cuisine "méditerranéen" grâce aux recettes de "Côté sud", je désherbe, je "plouffe" dans la piscine...et j'attends d'avoir un peu de temps supplémentaire (ça arrive parfois ?) pour honorer une commande d'icône. Finalement, je fais plus que je ne pensais...

19 juillet 2006

vacances...

...dans mon petit coin de paradis, en drôme provençale...

photos de Laurent Gallet

13 juillet 2006

En allant vers Zadar...

Samedi dernier, après les lacs de Plitvice, nous avons eu le désir de rejoindre la côte adriatique. Juste après être entrés sur l'autoroute, un bouchon monumental juste avant un tunnel, nous a fait ressortir illico...petit arrêt déjeuner dans une auberge "locale" : grillades et crudités. Vous pouvez d'ailleurs vous faire une idée de la cuisine croate ici. Après 1h de pause, le bouchon était toujours intact...nous avons opté pour une petite route avec comme seule panneau indicateur : Zadar; pas de kilomètrage, pas de précisions (nous n'avions pas de carte routière digne de ce nom). Pas grave avons nous pensé, Zadar étant notre destination ! En fait, nous avons tout bonnement traversé le massif du Velebit (dans sa partie sud)

et la petite route goudronnée serpentant au milieu des sapins s'est vite transformée en piste caillouteuse au milieu des rochers !!!. Nous avons mis 1h30 à traverser le massif, sans savoir trop sur quoi nous déboucherions ni quand. Mais sans regret (on dit ça après coup) car le panorama était superbe.

Zadar, ou la "petite Rome" croate, vaut vraiment la visite : une vieille ville entourée par l'Adriatique, toute en ruelles pavées et vieilles églises (St Donnat date du IXème siècle), des orgues marines vous permettant d'écouter un concert incessant, des cafés et des marchands de gelati...bref, les vacances au petit goût méditerranéen avant l'heure !

Désolée, j'aurais bien aimé vous mettre d'autres photos de Zadar, mais je n'arrive pas encore à maîtriser entièrement les photos sur blogger et je m'énnerve depuis 30 minutes en annulant sans le vouloir les opérations que j'effectue...la petite demoiselle ayant profité de mon inattention pour vider une bonne trentaine de lingettes de leur emballage !!!

dernières illustrations

celle des lacs de Plitvice ne me plaît pas vraiment...il faudra que je retravaille le sujet !

10 juillet 2006

Plitvice

WE tant attendu, en dehors de Zagreb. Arrivée vendredi soir dans le parc des lacs de Plitvice, à environ 2h30 de la capitale. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le Parc compte 16 lacs reliés les uns aux autres par des cascades au bruit assourdissant, des grottes, sources, forêts et animaux (canards, poissons, ours, lynx...) On peut passer de lac en lac grâce à de petits chemins aménagés sur des ponts de bois. L'eau est d'une couleur turquoise, absolument fidèle à ce qu'on voit en général sur les cartes postales...mais là, ce n'est pas truqué ! Nous avons mis le réveil à 7h pour être parmi les premiers à nous rendre sur les lacs...heureusement ! car au fil des heures, les touristes arrivent par cars entiers et la magie du lieu en souffre ! Un orage avait grondé la veille au soir et nous avons eu le bonheur de découvrir le site pris dans quelques brumes accrochées aux montagnes...devant la beauté du paysage, nous n'avions qu'une envie, marcher en silence...et c'est ce que nous avons fait en grande partie !

06 juillet 2006

Musée croate d'art naïf

vaches tirant du bois - Ivan Vecenaj Fondé en 1952 sous le nom de Galerie d'art paysan, il est considéré comme le premier musée d'art naïf créé dans le monde. C'est un peu par hasard que je suis tombée dessus dans la vieille ville car les petits dépliants pour touristes n'en font pas une pub effrénée. Dommage d'ailleurs...ce musée conserve dans son fonds plus de 1650 oeuvres d'art (tableaux, sculptures, dessins et gravures), en majorité d'artistes croates. L'accent est mis sur les artistes de la célèbre Ecole de Hlebine.

les bûcherons - Ivan Generalic Une des techniques employées est l'huile sur verre : le tableau est peint à l'envers sur une plaque de verre. La peinture sur verre est une forme d´art assez mal connue. L´ordre des touches de couleur est entièrement inversé à celui de la peinture sur toile. Les éléments placés devant doivent être posés en premier et ce n´est qu´après que l´on peint les parties situées au fond. Une difficulté supplémentaire de cette forme d´art est l´impossibilité de retoucher le tableau. Chaque touche de pinceau doit être "visée en plein dans le mille", contrairement à la peinture sur toile où l´artiste a toujours la possibilité de faire des retouches ou de modifier ce qui a été peint. L´effet final de la peinture sur verre en vaut vraiment la peine : puisque la perspective des pigments de couleur entre le verre et les couches de peinture posées au fond est exemptée d´air, les couleurs demeurent toujours brillantes. Paysage d'hiver - Mijo Kovacic

03 juillet 2006

Il pleut...alors je dessine

Difficile de passer entre les gouttes avec "petite demoiselle". Un petit tour au marché, mais c'est tout, histoire de trouver de quoi accompagner les gros pots de crème fraîche que j'ai en stock dans le frigo. Regardez un peu...c'est pas joli ça ? le céleri râve c'est pas à déguster avec la crème fraîche, c'est juste parce que mon grand bonhomme de mari n'en a jamais vu (ni goûté) dans son Amérique natale...alors je prévois un petit céleri rémoulade. Du coup, je me suis remise au carnet de voyage de la petite demoiselle, commencé en Irlande et bien étoffé au Chili. Voici les premières illustrations "croates"

02 juillet 2006

biennale croate des illustrateurs

Lorsque j'ai aperçu cette affiche de la première biennale croate des illustrateurs, je me suis dit qu'il ne fallait surtout pas rater cette exposition. J'ai confié la petite demoiselle au grand bonhomme et me suis rendue dans le centre de Zagreb, dans une grande gallerie d'art. Il n'y avait malheureusement aucun des illustrateurs présents (croates, slovènes, italiens, autrichiens, iraniens et slovaques), mais je me suis régalée de certaines de leurs illustrations... J'avoue avoir eu un coup de coeur pour cette illustratrice croate, Marcela Hadjinjak Krec ! Dans un autre style, les couleurs des illustrations de Ninoslav Kunc (croate lui aussi) dont je n'ai malheureusement pas trouvé de références précises sur le net.

30 juin 2006

ruelles et courettes

Malgré la chaleur, nous avons avec petite demoiselle visité le centre de Zagreb (pour éliminer les calories gagnées en mangeant les pots de crème fraîche c'est idéal) première direction : le marché central -Dolac- quotidien et extrêmement bien fourni en fruits, légumes, fleurs, viande, laitages, poissons (ça je n'ai pas vu mais je sais qu'il y en a). première impression : une mer de parasols rouges...c'est coloré, très coloré, et formidablement animé. Puis, déambulage (ça existe comme mot ?) dans les ruelles et courettes découvertes au hasard pour notre plus grand bonheur. Ce WE, nous visiterons les églises du centre petites courettes du centre de Zagreb sans savoir où nous arriverions, nous avons suivi cette petite ruelle...vous saurez prochainement où elle débouche...