03 août 2006

Etapes de l'écriture d'une icône (1ère partie)

Car on parle bien "d'écriture" et non de peinture dans notre jargon d'iconographe. J'ai réussi à trouver un peu de temps calme pour commencer l'écriture de l'icône commandée. Mais en attendant de vous la montrer, je vous propose d'observer en images les différentes étapes de l'écriture...différentes de la technique classique de peinture (huile, acrylique, aquarelle). Il s'agit d'une icône de l'Annonciation que j'ai écrite il y a un peu plus d'1 an, à partir d'un modèle d'Ohrid du XIVème siècle.

1ère étape : le dessin de l'icône est transféré sur une planche de bois préalablement enduite d'un mélange de colle de peau de lapin et de blanc de Meudon et polie délicatement afin d'obtenir une surface absolument lisse

2ème étape : le dessin est gravé légèrement à l'aide d'une pointe sèche afin de pouvoir repérer ultérieurement les principaux traits. Cette étape n'est pas obligatoire et aujourd'hui je ne la fais plus.

3ème étape : préparation avant la pose de l'or. Il faut pour cela appliquer une fine couche de gomme laque teintée de rouge sur les surfaces qui seront dorées ensuite. Cette couche assure le bon maintien de l'or et isole de la planche poreuse.

4ème étape : la dorure. Elle peut se faire à l'eau ou à la mixtion à dorer. Ici elle est réalisée à la mixtion. Sur la couche de gomme laque précédente, on dépose une fine couche de mixtion à dorer (mélange huileux qui servira à coller la feuille d'or). Après un temps d'attente de plusieurs heures, on applique la feuille d'or. Enfin à l'aide d'un scalpel, on gratte les petits débordements pour retrouver une surface nette et prête pour la peinture.

...la suite pour très bientôt !

01 août 2006

farniente

Je suis comme beaucoup, je ne fais pas grand chose en vacances. Après tout, elles sont faites pour ça ! je n'ai pas assez chaud, alors je tricote un poncho andin pour la petite demoiselle (mon premier jacquard), je cuisine "méditerranéen" grâce aux recettes de "Côté sud", je désherbe, je "plouffe" dans la piscine...et j'attends d'avoir un peu de temps supplémentaire (ça arrive parfois ?) pour honorer une commande d'icône. Finalement, je fais plus que je ne pensais...

19 juillet 2006

vacances...

...dans mon petit coin de paradis, en drôme provençale...

photos de Laurent Gallet

13 juillet 2006

En allant vers Zadar...

Samedi dernier, après les lacs de Plitvice, nous avons eu le désir de rejoindre la côte adriatique. Juste après être entrés sur l'autoroute, un bouchon monumental juste avant un tunnel, nous a fait ressortir illico...petit arrêt déjeuner dans une auberge "locale" : grillades et crudités. Vous pouvez d'ailleurs vous faire une idée de la cuisine croate ici. Après 1h de pause, le bouchon était toujours intact...nous avons opté pour une petite route avec comme seule panneau indicateur : Zadar; pas de kilomètrage, pas de précisions (nous n'avions pas de carte routière digne de ce nom). Pas grave avons nous pensé, Zadar étant notre destination ! En fait, nous avons tout bonnement traversé le massif du Velebit (dans sa partie sud)

et la petite route goudronnée serpentant au milieu des sapins s'est vite transformée en piste caillouteuse au milieu des rochers !!!. Nous avons mis 1h30 à traverser le massif, sans savoir trop sur quoi nous déboucherions ni quand. Mais sans regret (on dit ça après coup) car le panorama était superbe.

Zadar, ou la "petite Rome" croate, vaut vraiment la visite : une vieille ville entourée par l'Adriatique, toute en ruelles pavées et vieilles églises (St Donnat date du IXème siècle), des orgues marines vous permettant d'écouter un concert incessant, des cafés et des marchands de gelati...bref, les vacances au petit goût méditerranéen avant l'heure !

Désolée, j'aurais bien aimé vous mettre d'autres photos de Zadar, mais je n'arrive pas encore à maîtriser entièrement les photos sur blogger et je m'énnerve depuis 30 minutes en annulant sans le vouloir les opérations que j'effectue...la petite demoiselle ayant profité de mon inattention pour vider une bonne trentaine de lingettes de leur emballage !!!

dernières illustrations

celle des lacs de Plitvice ne me plaît pas vraiment...il faudra que je retravaille le sujet !

10 juillet 2006

Plitvice

WE tant attendu, en dehors de Zagreb. Arrivée vendredi soir dans le parc des lacs de Plitvice, à environ 2h30 de la capitale. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le Parc compte 16 lacs reliés les uns aux autres par des cascades au bruit assourdissant, des grottes, sources, forêts et animaux (canards, poissons, ours, lynx...) On peut passer de lac en lac grâce à de petits chemins aménagés sur des ponts de bois. L'eau est d'une couleur turquoise, absolument fidèle à ce qu'on voit en général sur les cartes postales...mais là, ce n'est pas truqué ! Nous avons mis le réveil à 7h pour être parmi les premiers à nous rendre sur les lacs...heureusement ! car au fil des heures, les touristes arrivent par cars entiers et la magie du lieu en souffre ! Un orage avait grondé la veille au soir et nous avons eu le bonheur de découvrir le site pris dans quelques brumes accrochées aux montagnes...devant la beauté du paysage, nous n'avions qu'une envie, marcher en silence...et c'est ce que nous avons fait en grande partie !

06 juillet 2006

Musée croate d'art naïf

vaches tirant du bois - Ivan Vecenaj Fondé en 1952 sous le nom de Galerie d'art paysan, il est considéré comme le premier musée d'art naïf créé dans le monde. C'est un peu par hasard que je suis tombée dessus dans la vieille ville car les petits dépliants pour touristes n'en font pas une pub effrénée. Dommage d'ailleurs...ce musée conserve dans son fonds plus de 1650 oeuvres d'art (tableaux, sculptures, dessins et gravures), en majorité d'artistes croates. L'accent est mis sur les artistes de la célèbre Ecole de Hlebine.

les bûcherons - Ivan Generalic Une des techniques employées est l'huile sur verre : le tableau est peint à l'envers sur une plaque de verre. La peinture sur verre est une forme d´art assez mal connue. L´ordre des touches de couleur est entièrement inversé à celui de la peinture sur toile. Les éléments placés devant doivent être posés en premier et ce n´est qu´après que l´on peint les parties situées au fond. Une difficulté supplémentaire de cette forme d´art est l´impossibilité de retoucher le tableau. Chaque touche de pinceau doit être "visée en plein dans le mille", contrairement à la peinture sur toile où l´artiste a toujours la possibilité de faire des retouches ou de modifier ce qui a été peint. L´effet final de la peinture sur verre en vaut vraiment la peine : puisque la perspective des pigments de couleur entre le verre et les couches de peinture posées au fond est exemptée d´air, les couleurs demeurent toujours brillantes. Paysage d'hiver - Mijo Kovacic

03 juillet 2006

Il pleut...alors je dessine

Difficile de passer entre les gouttes avec "petite demoiselle". Un petit tour au marché, mais c'est tout, histoire de trouver de quoi accompagner les gros pots de crème fraîche que j'ai en stock dans le frigo. Regardez un peu...c'est pas joli ça ? le céleri râve c'est pas à déguster avec la crème fraîche, c'est juste parce que mon grand bonhomme de mari n'en a jamais vu (ni goûté) dans son Amérique natale...alors je prévois un petit céleri rémoulade. Du coup, je me suis remise au carnet de voyage de la petite demoiselle, commencé en Irlande et bien étoffé au Chili. Voici les premières illustrations "croates"

02 juillet 2006

biennale croate des illustrateurs

Lorsque j'ai aperçu cette affiche de la première biennale croate des illustrateurs, je me suis dit qu'il ne fallait surtout pas rater cette exposition. J'ai confié la petite demoiselle au grand bonhomme et me suis rendue dans le centre de Zagreb, dans une grande gallerie d'art. Il n'y avait malheureusement aucun des illustrateurs présents (croates, slovènes, italiens, autrichiens, iraniens et slovaques), mais je me suis régalée de certaines de leurs illustrations... J'avoue avoir eu un coup de coeur pour cette illustratrice croate, Marcela Hadjinjak Krec ! Dans un autre style, les couleurs des illustrations de Ninoslav Kunc (croate lui aussi) dont je n'ai malheureusement pas trouvé de références précises sur le net.

30 juin 2006

ruelles et courettes

Malgré la chaleur, nous avons avec petite demoiselle visité le centre de Zagreb (pour éliminer les calories gagnées en mangeant les pots de crème fraîche c'est idéal) première direction : le marché central -Dolac- quotidien et extrêmement bien fourni en fruits, légumes, fleurs, viande, laitages, poissons (ça je n'ai pas vu mais je sais qu'il y en a). première impression : une mer de parasols rouges...c'est coloré, très coloré, et formidablement animé. Puis, déambulage (ça existe comme mot ?) dans les ruelles et courettes découvertes au hasard pour notre plus grand bonheur. Ce WE, nous visiterons les églises du centre petites courettes du centre de Zagreb sans savoir où nous arriverions, nous avons suivi cette petite ruelle...vous saurez prochainement où elle débouche...

28 juin 2006

ah la langue !

En attendant quelques photos de Zagreb, voici quelques exemples des tribulations (oh pas si graves que cela) liées à mon ignorance de la langue croate. C'est une langue slave et pour nous autres, pauvres "latins", c'est un peu du chinois (enfin pire que du chinois car il me reste quelques fragments de mandarin appris il y a bien longtemps). Voyez par exemple la plaque sur la porte de notre voisin (voisine ?)...vous pronnoncez ça comment vous ? Une petite mésaventure survenue à la superette du quartier : je fais quelques courses avec petite demoiselle dans sa poussette et je place les achats les plus lourds dans le panier situé sous la poussette. Je paye et de retour dans l'appart, je réalise que j'ai oublié de régler ces achats. Comment faire et expliquer à la vendeuse (je sais à peine dire "merci" et j'ai oublié comment dire "au revoir") ? le plus simple : retourner avec les achats sous le bras, faire un petit tour dans le magasin l'air de rien et se représenter à la caisse...ni vue ni connue !!! Enfin, le grand bonhomme qui a déjà passé 15 jours ici me déclare ravi que les yaourts en Croatie sont absolument divins...et moi d'essayer. Voyez un peu : ils s'achètent à l'unité, belle taille et crémeux à souhait...hum...

un peu trop crémeux quand même pour être des yaourts ? je cherche dans le petit manuel que j'ai eu la bonne idée d'emporter ...

...et je découvre qu'il ne s'agit absolument pas de yaourt mais de crème fraîche !!! ils pouvaient être bons ces yaourts !!!! Reste à trouver les "vrais yaourts et ce que j'ai bien pu acheter dans la même gamme, mais qui porte un autre nom que je ne trouve pas dans mon petit lexique...

24 juin 2006

la Croatie pour 3 semaines !

Lundi matin, je prends l'avion pour Zagreb avec notre petite demoiselle afin de rejoindre le grand bonhomme qui travaille dans la capitale croate pour 6 semaines. Ravie de découvrir, même brièvement, ce joli pays en plein développement. Puisque ma moitié travaille pendant la semaine, ce sera Zagreb essentiellement et je ne sais ce que nous aurons le temps de visiter pendant les WE....les lacs du parc national de Plitvice ? Dubrovnik, Split ou tant d'autres jolis villages ? Vous en saurez un peu plus dès que j'aurai accès à une connection internet digne de ce nom. A bientôt !

21 juin 2006

Grande Epicerie de Paris

Il paraît que la Grande Epicerie de Paris est une épicerie BCBG, mais je m'en moque ! je rêvais d'y retourner après ces 9 mois au Chili, où j'avais tant pesté contre ce que je ne pouvais me procurer à Santiago ! de plus, naviguer quotidiennement sur quelques blogs de cuisine et ne pas pouvoir faire une recette par manque d'ingrédients m'avait fait jurer que je me rattraperai en rentrant dans la capitale. J'ai pourtant été très raisonnable, me contentant "seulement" de quelques produits de chez Terre Exotique (je pense en offrir quand nous serons invités à dîner, plutôt que d'apporter la traditionnelle bouteille de vin ou l'indémodable bouquet de fleurs) J'ai également acheté du bon vinaigre de framboises pour ma recette fétiche de fraises et tomates au basilic et à la menthe...du confit de fleurs d'oranger de chez l'Epicerie et confiserie de Provence et les fameux sablés que conseillait pascale dans son blog de cuisine C'est moi qui l'ai fait ! je n'ai pas trouvé les sablés aux éclats de caramel...mais les highland shortbread sont tout de même délicieux !

18 juin 2006

les jardins familiaux

Les deux derniers jours m'ont permis de découvrir dans la banlieue d'Angers les "jardins familiaux", auparavant connus sous l'expression "jardins ouvriers". Il y en a bien sûr dans différentes villes, mais mon oncle et ma tante en ont un et j'ai saisi l'opportunité pour aller jeter un coup d'oeil. Les jardins familiaux sont des lotissements de parcelles gérés par une association, mis à disposition de jardiniers afin qu'ils en jouissent pour leurs loisirs et les cultivent pour les besoins de leur famille, à l'exclusion de tout usage commercial. Initialement créés par L'abbé Lemire à la fin du 19ème siècle, au début, les jardins étaient en effet destinés à la population ouvrière. Au fil des ans, la nouvelle composition sociale des locataires (les ouvriers étaient encore présents certes, mais d'autres catégories socio-professionnelles étaient également représentées) fut à l'origine d'une nouvelle appellation : les "Jardins familiaux ". La demande de jardins familiaux est forte et il faut en moyenne 2 à 3 ans d'attente pour se voir attribuer une parcelle, dont la taille en Ile de France est d'environ 250 m² (il y en a en Ile de France dans la banlieue " verte ", celle des maraîchers installés à la périphérie de la capitale (Maisons-Alfort, Asnières, Ivry, Vitry, Arcueil, Suresnes). La pratique du jardinage permet de retrouver un ancrage au temps, aux saisons ; suivre l'évolution des plantations jusqu'à l'éclosion de fleurs ou la récolte de fruits et légumes est une activité très gratifiante et favorise les échanges avec les autres. De petits abris, appelés aussi cabanes, tonnelles, gloriettes, pavillons de verdure permettent à chacun de ranger ses outils mais aussi d'installer une petite table et de dîner ou prendre l'apéro au vert ! Le potager reste la principale occupation et vocation des parcelles. Production d'appoint en fruits et en légumes pour beaucoup, mais aussi occasion de s'adonner au jardinage pour les plus mordus. Coin week-end pour un lieu de divertissement de fin de semaine, de nombreux jardins comportent un coin de pelouse, une tonnelle, un barbecue et deviennent des espaces récréatifs pour la famille, des espaces d'échange et de convivialité entre les jardiniers. ...un petit coin de paradis, loin du bruit et du béton de la ville !!!

11 juin 2006

petite folie dominicale

En nous balladant rue Mouffetard, dans le Vème arrondissement de Paris, nous avons succombé à la tentation offerte sous nos yeux par le nouveau magasin de Pascal Caffet, pâtissier, chocolatier et glacier, meilleur ouvrier de France et Champion du Monde ! Le grand bonhomme a craqué pour Papilio : mousse chocolat pur du Venezuela, crémeux chocolat, caramel exotique, biscuit chocolat et croustillant aux amandes

...et moi pour Pampelune : biscuit chocolat, mousse chocolat pur de St Domingue et crème brûlée à l'orange. Délicieux ! fin ! parfumé !...à renouveler en testant les autres douceurs, mais sans excès car c'est pas donné ;-)

Adresse : 121, rue Mouffetard - 75005 Paris - Métro Censier-Daubenton (ligne 7) - tél : 01 58 10 00 32

Rectificatif : il n'y aura plus de folie dominicale...enfin pas celle-ci...puisque la boutique de la rue Mouffetard a mystérieusement fermé ses portes !

05 juin 2006

Retour dans la capitale française

La parenthèse américaine s'est refermée et nous voilà de retour à Paris. Vols sur US Airways que je ne félicite pas (30 minutes de retard à Baltimore et 2h de retard à Philadelphie !) Aux Etats-Unis, nous sommes restés à Crofton (à quelques kilomètres de la capitale du Maryland, Annapolis...connue pour son Académie Navale)

et n'avons même pas eu le courage de pousser jusqu'à Washington. Nous avons également passé plusieurs jours sur la côte, à Rehoboth Beach (Etat du Delaware), où mes beaux-parents ont une maison. Rehoboth est à la fois connue pour son charme de station balnéaire familiale et comme lieu de villégiature de la communauté homosexuelle...comme quoi, les extrêmes se rencontrent parfois.

Rehoboth Beach (peinture naïve de Paul Mc Gehee)